Être ou ne pas être Charlie

 
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    Couverture du numéro 1178 de Charlie Hebdo (14/01/2015) avec le dessin de Rénald Luzier « Luz », le premier après l’attentat du 7 janvier.

    « Le 7 janvier 2015, deux frères, Chérif et Saïd Kouachi, sont entrés dans le siège de l’hebdomadaire satirique Charlie Hebdo à Paris et ont assassiné douze personnes. Huit d’entre eux faisaient partie de la rédaction : cinq dessinateurs (Wolinski, Cabu, Honoré, Tignous et Charb, le rédacteur en chef), un correcteur (Mustapha Ourrad), une psychanalyste (Elsa Cayat) et un économiste anti-néolibéral (Bernard Maris, dit « Oncle Bernard »)

    Les autres victimes sont un journaliste, invité de l’hebdomadaire, Michel Renaud, un policier d’élite et garde du corps de Charb, Franck Brinsolaro, le policier (musulman) Ahmed Merabet et un employé d’une société de maintenance, Frédéric Boisseau. Au même moment, un complice des frères Kouachi, Amedy Coulibaly, exécute une policière municipale, Clarissa Jean-Philippe, le 8 et quatre personnes juives dans un supermarché casher (Yohan Cohen, Yohav Hattab, François Michel Saada, Philippe Braham) le 9, avant que la police ne tue les trois auteurs des massacres

    Le 11 janvier, de nombreuses marches républicaines ont rassemblé quelque 3,7 millions de personnes dans différentes villes françaises. Le 14, Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) a revendiqué l’attaque du 7″.

    C’est ainsi que commence l’article « To Be/Not to Be Charlie : Immediate Aftermath on the Net » d’Isabelle Touton, professeur au département d’études espagnoles, hispano-américaines et méditerranéennes de l’université de Bordeaux Montaigne (France), un texte intéressant de 26 pages publié dans le livre de Marco Kunz « Catastrophe et violence, événement historique, politique et productivité culturelle dans le monde hispanique » par la maison d’édition universitaire LIT Verlag (Allemagne)

    Être ou ne pas être Charlie

    Vignette du 7 janvier 2015

    Touton passe en revue chronologiquement les réactions immédiates et massives sur Internet et la naissance du symbolisme associé à ce qui est devenu mondialement connu sous le nom de« Je Suis Charlie« . Il analyse également certains des dessins humoristiques, dont beaucoup d’auteurs espagnols, qui ont été réalisés ces jours-là, les différentes approches de l’attentat dans ces images et le rôle de la satire face au terrorisme.

    Il se penche également sur le fossé qui séparait les partisans et les opposants du slogan « Je suis Charlie » et sur la nouvelle signification que ce slogan a acquise en dehors de la France.

    Être ou ne pas être Charlie

    Caricature du 8 janvier 2015

    Être ou ne pas être Charlie To be/not to be Charlie : immediate aftermath on the net, dans le livre de Marco Kunz (ed), Catastrophe et violence. Événements violents, politique et productivité culturelle dans le monde hispanique, Zurich, Lit Verlag, 2017. (Lire sur Academia.edu) –(Téléchargement local)

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