Le président du Parlement iranien dénonce le caricaturiste Hadi Heidari et trois journalistes pour l’avoir insulté

 
 
Le président du Parlement iranien dénonce le caricaturiste Hadi Heidari et trois journalistes pour l'avoir insulté

Illustration et partie du texte qui a conduit les auteurs devant les tribunaux.

Le caricaturiste iranien Hadi Heidari (Téhéran, 1977) et trois journalistes du quotidien Sazandegi ont dû comparaître devant un tribunal. Ils devront faire face à des poursuites judiciaires.

Dans le cas du caricaturiste, il ne serait pas le premier ce n’est pas la première fois qu’il est emprisonné à cause de ses idées. L’auteur de l’illustration il l’a raconté comme ceci sur ses médias sociaux le 8 juin.

« Pendant les années où j’ai été convoqué et interrogé à de nombreuses reprises, je n’ai jamais publié de nouvelles de ces convocations. Mais ce dernier développement est une histoire drôle que je me devais de partager avec vous, mes chers amis.
M. Mohammad Baqer Qalibaf (Honorable Président de l’Assemblée consultative islamique) m’a intenté un procès pour l’avoir insulté pour l’avoir représenté dans une illustration qui a été publiée le 26 mai de cette année dans le journal Sazandegi N en tête d’un article sur la manipulation du budget. Cette
plainte a également été déposée contre M. Seyed Afzal Mousavi, directeur de la rédaction du Sazandegi, Mohammad Quchani, rédacteur en chef, et Mme Zeinab Safari, journaliste
.

Ce matin, avec ces proches et l’estimé avocat, M. Ali Mojjathedzadeh, nous sommes arrivés dans la salle d’audience 2 du tribunal pour entendre l’acte d’accusation. Nous sommes maintenant libres jusqu’à ce que la décision finale soit prise »


Le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf était tellement en colère de voir son portrait accompagner un texte critique intitulé « La nouvelle nuisance de Ghalibaf » dans le journal local qu’il a poursuivi l’artiste, le rédacteur en chef et deux journalistes en justice. Le portrait montre l’homme politique, qui semble pleurer, essuyant la sueur de son front avec un mouchoir.

L’article portait sur les allégations d’ingérence dans le processus de planification budgétaire. On suppose que ce texte est la véritable raison de la colère du député, bien qu’il ne soit pas exclu qu’il ait également été agacé par l’image. En Iran, caricaturer toute figure d’autorité telle que les politiciens, les dirigeants et les chefs religieux est une activité à haut risque.

L’Association des journalistes iraniens a critiqué cette décision et a demandé à Qalibaf de retirer les accusations portées contre les journalistes car elles sont infondées.

Hadi Heidari, de prison en prison

Heidari a été arrêté le 16 novembre 2015 au journal Shahrvand par des agents du gouvernement iranien. Certaines sources à l’époque ont lié son arrestation à la publication d’un dessin animé souder les liens avec la France après les attentats de Paris du 13 novembre 2015.

Selon Reuterssaleh Nikbakht, son avocat, a affirmé que le caricaturiste était détenu en raison d’une condamnation en instance depuis deux ans, également liée à ses caricatures. La même note indiquait que, selon l’agence de presse Tasnim, Haidari avait contacté sa famille par téléphone pour lui dire que son emprisonnement était le résultat de cette condamnation.

Après avoir passé un peu plus de cinq mois dans la prison d’Evin, 26 avril il a été libéréen 2016.

Haidari a déjà été arrêté et emprisonné auparavant. En 2010, il a passé deux mois en prison pour « propagande contre l’État ».

En 2012 a également dû se rendre au tribunal et son journal, Shargh, a été interdit pour ses caricatures critiquant les dirigeants iraniens.

Dans l’après-midi du 22 octobre 2009 il a été arrêté avec d’autres personnes participant à une cérémonie religieuse en l’honneur des prisonniers politiques, qui se tenait au domicile de Shehaboldin Tabatabai, l’un des prisonniers proches du parti réformateur. À cette occasion, il a passé 17 jours en prison pour « collusion contre la sécurité nationale ».

Le président du Parlement iranien dénonce le caricaturiste Hadi Heidari et trois journalistes pour l'avoir insulté

L’humour en difficulté, un recueil de cas (III)
Des cas de caricaturistes qui ont eu des problèmes d’une certaine importance à cause de leurs caricatures ou illustrations satiriques. Il y a aussi quelques histoires d’autres personnes qui, sans être des dessinateurs, ont eu des ennuis pour les avoir partagées.


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