
Champion. Caricature du 20/07/2026 parue dans CTXT
Trump a encore frappé, peu importe quand vous lirez ces lignes. Quelle que soit la bêtise commise par ce délinquant qui préside les États-Unis, il en commettra une autre ou en inventera une nouvelle pour faire oublier celle d’avant.
Le « Naranjito » s'est encore immiscé sur la photo de la célébration de l'équipe nationale brandissant la coupe du monde, car il est à la fois le marié au mariage et le défunt à l'enterrement. Il avait déjà fait le coup avec Chelsea lors de la Coupe du monde des clubs l'année dernière.
Le compte Flickr officiel de la Maison Blanche aurait pu éviter de publier cette photo, car il y en a sûrement eu des centaines de prises, mais ils ont choisi de la mettre en ligne pour que le monde puisse revoir le « Narcisse orange » applaudir et faire la fête comme s'il faisait partie de l'équipe.


En effet, Trump est convaincu que la Coupe du monde lui appartient. Tout comme la coupe. Comme tout ce qui se trouve aux États-Unis et partout ailleurs sur la planète. Elle lui appartient à tel point qu’il commence déjà à dire qu’il veut une autre Coupe du monde sans le Mexique ni le Canada.
Cet imbécile fini, avec son éternelle attitude de voyou impitoyable, l'a formulé ainsi :
« Ce que je dis, c'est que ce qu'on devrait faire, c'est qu'ils choisissent à nouveau les États-Unis d'Amérique. Cette fois-ci , on laissera de côté le Mexique et le Canada. Mais ensuite, ce qu’ils devront faire, c’est… J’ai été très aimable de les inclure, mais ce qu’on fera, c’est qu’ils nous éliront nous, mais qu’ils en choisissent un autre pour la prochaine fois. Ça apaisera un peu la colère, la haine et les tensions de tout le monde. »
Il a tenu ces propos le 17 juillet lors d'une réception de la FIFA à la Trump Tower, à New York, au cours de laquelle on a pu entendre les rires complices de certains participants. De plus, il a de nouveau fait preuve de complicité avec Gianni Infantino, avec lequel il avait déjà manigancé pour faire retirer le carton rouge à Folarin Balogun, et il a posé à côté du trophée comme s'il lui appartenait.

Celui qui a dû se réfugier dans une cage de verre pare-balles dans son propre pays est très fier de sa Coupe du monde et affirme que tous ceux qui y ont assisté veulent y retourner. Une affirmation aussi absurde et ridicule qu’indémontrable, ce dont Trump ne s’est jamais soucié le moins du monde.
Tout comme il se moque éperdument de la diversité, du jumelage, des belles valeurs de tel ou tel, du multiculturalisme et de toutes ces notions grandiloquentes censées incarner l'esprit de la Coupe du monde de football.
Et en voici un exemple. À travers une image bâclée, produite par cette merde d’IA générative et qui ressemble à une illustration tirée d’une brochure sectaire ou d’un tract mis en page par Joseph Goebbels, le compte X de la Maison Blanche a présenté ce qui, selon lui, constitue les règles du bon patriote.
Pour être un parfait patriote, il faut avant tout hisser haut le drapeau, s'en faire une cape et s'envoler au-dessus de la Statue de la Liberté.
Une fois à terre, pas question de porter des chapeaux mexicains. Il faut enfiler la casquette rouge d'un mouvement politique composé de suprémacistes blancs, racistes et violents.

Et pour finir, un petit mot sur le fait de décerner des médailles aux femmes, ce que je n’arrive pas tout à fait à comprendre, mais qui a sûrement un rapport avec une quelconque paranoïa de l’Alt-Right concernant la question du genre ou la ségrégation par sexe. Ou qui sait quelle autre connerie.
Voilà ce que signifie être un bon patriote selon la Maison Blanche.







