Le PSOE au Sahara

 
 
Le PSOE au Sahara
TR: La pose, la posture

Le PSOE au Sahara. Caricature du 20/03/2022 dans CTXT

L’Espagne a occupé le Sahara en 1883, quatre-vingt-dix ans plus tard, le peuple sahraoui est né Front Polisario qui revendiquait son indépendance allait voir le jour.

Un an plus tard, en 1974, alors que le régime de Franco vit ses derniers jours, l’Espagne propose d’organiser un référendum d’autodétermination. Le Maroc a alors décidé de passer outre le référendum et a choisi de combattre le Front Polisario dans le désert. Le 6 novembre 1975, le roi Hassan II a envoyé 350 000 civils pour occuper ce qui était appelé le « Sahara marocain ». C’est le début de ce qu’on appelle la « Marche verte ».

En 1976, l’Espagne cède sa colonie au Maroc et à la Mauritanie sans le soutien du Front Polisario, et des milliers de Sahraouis s’exilent dans le désert dans des camps près de la ville de Tindouf (Algérie). Le Front Polisario entre en guerre avec la Mauritanie et le Maroc.

« Le peuple sahraoui a été condamné à un sort similaire à celui du peuple palestinien, qui se résume à l’expulsion de ses terres et au pillage de ses richesses, à des processus durables de nettoyage ethnique et à un apartheid dur » Source .

La paix a été signée avec la Mauritanie en 1979, et un cessez-le-feu avec le Maroc en 1991.

Peu après, la paix a été signée devant les Nations Unies et l’ONU a créé la Mission des Nations Unies pour le Référendum au Sahara Occidental (Minurso), dans le but de superviser le processus.

Le reste des mouvements du PSOE sont passés par là la prise de position dans l’opposition réclamant un Sahara libre, mais leur tournant le dos lorsqu’ils ont gouverné.

Autodétermination tururu

À la page 286 du le programme électoral du PSOE les leçons générales de 2019 on pourrait lire ceci :

-« Nous allons promouvoir une solution au conflit du Sahara occidental en respectant les résolutions des Nations Unies, qui garantissent le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui. À cette fin, nous nous efforcerons de parvenir à une solution au conflit qui soit juste, définitive, mutuellement acceptable et respectueuse du principe d’autodétermination du peuple sahraoui, ainsi que de promouvoir le contrôle des droits de l’homme dans la région, en favorisant le dialogue entre le Maroc et le Front Polisario, avec la participation de la Mauritanie et de l’Algérie, partenaires clés de l’Espagne, que l’envoyé de l’ONU pour le Sahara occidental facilite ».

Maintenant, Pedro Sánchez a écrit une autre page une histoire pitoyable à ajouter à l’histoire d’une décolonisation bâclée et de l’abandon conséquent du peuple du Sahara occidental. Et ses partenaires de coalition qui avalent, pour la énième fois.

Le premier ministre a accepté unilatéralement les demandes d’autonomie de Mohamed VI au sein de la souveraineté marocaine comme« la base la plus sérieuse, la plus réaliste et la plus crédible » pour une solution au conflit du Sahara. L’accord, dont le texte n’est pas connu, du moins par des sources au sein de notre gouvernement, « oblige« Le Maroc doit renoncer à Ceuta, Melilla et les îles Canaries. Un échange de cartes.

Mobilisations

Le PSOE au Sahara

Des mobilisations ont déjà été signalées dans différentes villes en Espagne.

CEAS Saharapar exemple, la Coordinadora estatal de Asociaciones Solidarias con el Sahara por la autodeterminación e independencia del pueblo saharaui a appelé à un rassemblement à Madrid le 26 mars sous le slogan « No en mi nombre. Pour l’autodétermination du peuple sahraoui ».

Voici le texte qui accompagne l’appel :

« Nous avons lu avec étonnement l’échange de communiqués entre les gouvernements d’Espagne et du Maroc dans lesquels il semble que notre gouvernement, considère le Plan d’Autonomie proposé par le Maroc pour le Sahara Occidental, comme la seule solution crédible au conflit que l’Espagne a généré après un processus de décolonisation peu concluant.

Nous nous demandons sur la base de quel argument le gouvernement se range du côté de l’occupant marocain comme s’il ignorait sa responsabilité historique, juridique et politique dans la question du Sahara occidental, un territoire dont l’Espagne continue d’être la puissance administrante. Et nous sommes convaincus qu’elle ignore la capacité de lutte pacifique du peuple sahraoui et celle du mouvement de solidarité avec le Sahara.

Depuis le CEAS-Sahara, nous demandons aux partis qui composent le gouvernement, à ceux qui le soutiennent et aux partis d’opposition, de redoubler d’efforts pour faire respecter le droit international et de rejeter fermement cette décision prise par le gouvernement, qui rompt avec le consensus qui a caractérisé les 46 dernières années de la politique étrangère espagnole en ce qui concerne le Sahara occidental.

La seule solution juste, réaliste et politique est celle choisie par le peuple sahraoui sur la base du droit international, par la tenue d’un référendum d’autodétermination.

Nous réaffirmons notre engagement envers la République arabe sahraouie démocratique et son représentant légitime, le Front POLISARIO. Le CEAS-Sahara sera à leurs côtés jusqu’à la victoire finale.

Le gouvernement d’Espagne, toujours, nous aura en face et avec toute la force qui nous donne la connaissance que nous avons raison de défendre le droit à l’autodétermination et l’indépendance du peuple sahraoui.

Nous demandons à toutes les entités d’amitié avec le peuple sahraoui, à la communauté sahraouie, et à tous les défenseurs du droit international,d’être attentifs aux mobilisations qui seront proposées pour manifester notre rejet de cette absurdité.

le peuple sahraoui a plus que jamais besoin de nous, pour l’autodétermination et l’indépendance du peuple sahraoui »


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