L’OIT lance un concours de dessins humoristiques contre le travail forcé, en demandant qu’aucun pays ou entreprise ne soit montré du doigt

 
 
L'ONG Ressources humaines sans frontières et le Organisation internationale du travail (OIT) organisent un concours d'humour graphique contre le travail forcé

L’ONG Ressources humaines sans frontières et le Organisation internationale du travail (OIT) organisent un concours d’humour graphique contre le travail forcé et dans un des points de ses principes de base vous pouvez lire ceci.

« Les dessins ne doivent pas désigner un pays ou une entreprise en particulier ».

Bien qu’il soit utilisé au conditionnel, d’où l’on pourrait déduire qu’il s’agit d’une suggestion, il ne faut pas être très malin pour imaginer dans quel tiroir se retrouveront les caricatures envoyées qui font allusion à un pays ou une entreprise spécifique.

Dans leur version en anglais est demandé sans conditionnel, j’en déduis donc qu’il s’agit d’une erreur de traduction en anglais et qu’il ne peut absolument pas citer de pays ou d’entreprises:

« Les caricatures ne devraient pas pointer du doigt un pays spécifique, ou une entreprise spécifique ».

Il en va de même pour les versions en portugais y français.

Fernando Morales-de la Cruz, fondateur de Caricatures pour le changementdemande en public pourquoi L’OIT « parraine un concours de « liberté » qui censure les caricaturistes et les artistes ».

J’espère que vous recevrez une réponse, que vous reconsidérerez ce point et le retirerez. Mais le simple fait qu’il existe est une raison suffisante pour ne pas participer au concours.

L’OIT répond.

Eh bien, plutôt que de répondre, ils font une digression pour ne rien dire et prétendent défendre l’impartialité et l’indépendance des Nations Unies. Où est donc l’indépendance et la liberté d’expression des caricaturistes, comme le lui rappelle l’ami Fernando en citant le Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.


Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression ; ce droit comprend la liberté d’avoir des opinions sans interférence et de chercher, recevoir et communiquer des informations et des idées par tout moyen et sans considération de frontières.

Cela n’a aucun sens, c’est absurde. Les caricatures sont les opinions personnelles de leurs auteurs ; si on les limite en les empêchant de s’exprimer librement, ils ne devraient pas appeler cela un concours et ils devraient commander les dessins avec un scénario fermé à n’importe quel copain qui est prêt à être le payeur qui parle par sa bouche, imposant un discours et un style « officiels ».

Victimes sans coupables

Quoi qu’il en soit, imposer ou même suggérer cette limitation équivaut à demander aux auteurs de faire n’importe quelle caricature « blanche » parmi ces caricatures génériques« bien-pensantes » et de ne pas déranger ceux qui sont en fin de compte responsables de mettre fin au problème.

Ce qu’ils demandent, c’est que ceux qui coupent effectivement les cabillauds ne soient pas incommodés.

croient-ils que le travail forcé trouve son origine et se déroule dans un univers parallèle où il n’y a pas de pays ou d’entreprises qui profitent de ce que nous produisons et consommons ?

Critiquer immédiatement le gouvernement d’un pays pour ne pas combattre et éradiquer l’exploitation des enfants, le travail forcé ou toute autre pratique esclavagiste, grâce à laquelle des centaines ou des milliers d’entreprises dans le monde s’enrichissent à tour de bras, revient à cracher au visage de l’essence même de la profession et, accessoirement, de ceux qui subissent ces abus.

On peut appeler cela de plusieurs noms, mais cela va à l’encontre de l’esprit critique de la pratique de l’humour graphique et de l’illustration satirique.

L'OIT lance un concours de dessins humoristiques contre le travail forcé, en demandant qu'aucun pays ou entreprise ne soit montré du doigt

Entités qui s’organisent et collaborent. Je suis très surpris que Dessiner pour la paix je préfère croire qu’ils ne les ont pas encore lus. Jetez également un coup d’œil à les organisations qui font partie de 50forfreedom.

Incidemment, il semble que les prix seront payés dans la désormais traditionnelle devise de la « visibilité ».

« Les caricaturistes gagnants seront interviewés par l’OIT, et leurs caricatures seront promues par l’OIT, 50 pour la liberté et RHSF.

Ils ne descendent pas de l’âne

16/03/2021. Ils mettent à jour le texte de ce point dans lequel ils précisent que la liberté des caricaturistes ne va pas avec eux et que, comme toutes les entreprises et tous les pays sont impliqués, aucun d’entre eux ne peut être cité. Et ils appellent cela« neutralité« . C’est pathétique.

L'OIT lance un concours de dessins humoristiques contre le travail forcé, en demandant qu'aucun pays ou entreprise ne soit montré du doigt

Un jour, je vous raconterai les différentes raisons pour lesquelles je n’ai pas participé à des concours de dessins animés, surtout à ce genre de concours, depuis de nombreuses années.

L'OIT lance un concours de dessins humoristiques contre le travail forcé, en demandant qu'aucun pays ou entreprise ne soit montré du doigt

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