Sri Lanka : l'armée accusée d'avoir enlevé le caricaturiste Prageeth Eknaligoda

 
Sri Lanka : l'armée accusée d'avoir enlevé le caricaturiste Prageeth Eknaligoda

En souvenir de Prageeth Eknaligoda.

Rassemblement devant la maison du président sri-lankais, 5 janvier 2015. Photo : Maatram. Attribution 2.0 Générique (CC BY 2.0)

L'enlèvement et, plus que probablement, le meurtre du caricaturiste et journaliste Prageeth Eknaligoda en 2009 ont connu de nouveaux développements.

L'enquête menée par la police judiciaire sri-lankaise s'est achevée à la mi-octobre et ses conclusions ont été transmises au procureur général, qui a inculpé le lieutenant-colonel Shammi Karunarathna, Prabodha Siriwardena et cinq autres personnes pour l'enlèvement du caricaturiste.

Il a été révélé que Prageeth Eknaligoda a été emmené, les yeux bandés, dans un camp militaire où il a été interrogé. Les enregistrements des appels et les données obtenues à partir du répéteur de téléphone portable de la région confirment qu'il a été détenu à la caserne de Girithale, puis transféré à Akkaraipattu.

Sri Lanka : l'armée accusée d'avoir enlevé le caricaturiste Prageeth Eknaligoda 1

Dessin humoristique de Damien Glezburkina Faso/ France

Près de dix ans de disparition

Prageeth Eknaligoda, caricaturiste, analyste politique et journaliste, a quitté son travail à Colombo dans la nuit du 24 janvier 2010. Il a déclaré qu'il allait rencontrer un vieil ami avant de rentrer chez lui. Un ami a appelé le téléphone portable de Prageeth à 20h30, il a seulement entendu un bruit étrange avant d'être coupé. C'est la dernière fois qu'il a entendu parler de lui. Il avait alors 50 ans (1). C'était deux jours avant l'élection présidentielle au Sri Lanka.

Prageeth travaillait sur une enquête concernant l'utilisation présumée d'armes chimiques contre des civils par l'armée sri-lankaise dans sa lutte contre les séparatistes tamouls.

Quelques jours auparavant, le journaliste avait confié à un ami qu'il soupçonnait que quelqu'un le suivait. Un de ses collègues a déclaré à Reporters sans frontières que Prageeth avait reçu des menaces en raison de ses analyses politiques. Une semaine avant sa disparition, il avait publié un long comparatif des deux principaux candidats à l'élection présidentielle, dans lequel il prenait position en faveur du candidat de l'opposition.

Ce n'était pas la première fois que Prageeth était kidnappé. Le 28 août 2009, alors qu'il se trouvait près de son domicile, il a été agressé par un groupe de personnes, ligoté, les yeux bandés et forcé à monter dans une camionnette blanche. Il a été libéré dans la matinée du lendemain.

L'audience d'examen des preuves dans cette affaire se tiendra le 20 février 2020. (Source)

En quête de justice

Sri Lanka, militares acusados del secuestro del viñetista Prageeth Eknaligoda

Sandya Ekneligoda lors d'un rassemblement en 2010. Photo: Vikalpa | Groundviews | Maatram | CPA - Licence: CC by 2.0

Depuis la disparition de Prageeth, sa femme, Sandya Ekneligoda n'a pas cessé de le rechercher, s'accrochant à tout indice et voyageant en Europe et en Amérique pour trouver de l'aide. Elle a également subi une campagne continue de harcèlement et de diffamation qu'elle a dénoncée à plusieurs reprises.

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Pour en savoir plus sur la disparition de la disparition de Prageeth ici.

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Et un entretien avec Sandyaque j'ai publiée en 2016.

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