Le gag qui ne s’arrête pas

 
Le gag qui ne s'arrête pas

Caricature du 02/01/2022 dans CTXT

Sept ans, c’est déjà la pute règle du bâillon. Il est devenu très clair que la classe politique ne va pas accepter une abrogation de la loi, comme elle l’a promis ad nauseam, et ce qui est plus grave, la réforme arrive tard et mal, avec un effet démobilisateur basé sur des centaines de milliers de sanctions et ce qui est encore pire, ils ne prévoient pas d’éliminer les articles les plus nuisibles aux droits de l’homme.

Le gag qui ne s'arrête pas

Le ministère de l’Intérieur du gouvernement le plus progressiste de l’histoire du monde a dépensé 1,5 million d’euros pour l’achat d’une voiture récemment deux millions d’euros sur 25 539 matraques en acier. Les Mossos les avoir depuis 2016 et la Guardia Civil depuis 2018. La police nationale les réclame depuis longtemps pour renforcer son équipement de voyous de l’ordre public, plus militarisé chaque jour. Cela suffit à nous donner une idée de la manière dont ils vont s’attaquer à la NON-répétition de la règle du bâillon qu’ils ont tant vilipendée pendant la campagne.

Mobilisations

Le gag qui ne s'arrête pas

Ils nous appellent à descendre dans la rue pour protester le 13 février et aujourd’hui, une campagne est lancée sur le web pour la promouvoir sous le hashtag #Let’sEndTheGagGagLaw. Si vous voulez ajouter votre voix, ici vous avez le texte complet de l’appel à la mobilisation, que je reproduis ici et où vous trouverez la liste des horaires, des villes et des collectifs participants.

Vous pouvez également lire five keys to de-muzzling protest.

La loi du bâillon a été utilisée de manière récurrente depuis son approbation en 2015 pour démobiliser les organisations, les militants, les journalistes et les citoyens en général qui se mobilisent pour la défense des droits de l’homme.

La loi sur la sécurité des citoyens sera bientôt réformée, mais comme la réforme a été proposée, la contestation continuera d’être muselée. L’accord du gouvernement pour réformer la loi a plusieurs années de retard, mais le pire, c’est qu’il n’éliminera pas les éléments les plus nuisibles aux droits de l’homme, et qu’il ne s’agit que d’un relooking de la loi du bâillon.

Avec la proposition de réforme actuelle, la Ley de Seguridad Ciudadana continuera à être un bâillon pour les protestations pacifiques. Le droit de manifester pacifiquement et la liberté d’expression continueraient d’être sérieusement menacés si l’on ne modifiait pas en profondeur ou si l’on n’éliminait pas les articles qui, de manière récurrente, ont gravement affecté l’exercice de ces droits

Depuis l’approbation de la loi en 2015 jusqu’à décembre 2019, près de 140 000 sanctions ont été imposées sur la base de deux articles seulement :  » résistance, désobéissance ou refus de s’identifier  » (36.6) et  » manque de respect à l’égard de l’autorité  » (37.4), ce qui représente 70 % de toutes les sanctions imposées dans le domaine de la sécurité des citoyens. Aucun de ces articles n’est abordé par l’accord de réforme. La proposition de réforme ne propose pas non plus de supprimer l’article sur la « diffusion d’images » d’actions de police (36.23). Les actions de la police doivent pouvoir être documentées tant par les journalistes que par le grand public.

Le gag qui ne s'arrête pas

La proposition de réforme ne réduit pas les larges pouvoirs discrétionnaires des organismes chargés de l’application de la loi et n’établit pas non plus de mécanismes de contrôle et de responsabilité adéquats, laissant la porte ouverte à l’arbitraire. Elle n’interdit pas non plus l’utilisation de balles en caoutchouc. Elle ne propose pas non plus de supprimer l’article 36.11, dont l’application signifie que les femmes qui s’engagent volontairement dans le travail sexuel et les victimes de la traite sont contraintes de se prostituer dans des lieux isolés, exposés à de plus grands dangers d’abus. Elle ne propose pas non plus de supprimer la couverture juridique apparente accordée par la loi à ce que l’on appelle les « retours à chaud ».

Bien sûr, nous n’allons pas rester silencieux et nous allons nous mobiliser. C’est pourquoi nous encourageons les mobilisations pour 13 février dans toute l’Espagne. Peu après, un accord sera conclu et nous ferons pression pour que le résultat de la réforme soit une nouvelle loi qui garantisse l’exercice de nos droits et libertés. Le défi est énorme, mais nous sommes convaincus que si nous nous unissons, nous pouvons le faire !

Nous avons de nombreuses raisons de descendre dans la rue pour exiger que nous ne voulons pas d’un bâillon qui viole nos droits et nos libertés. Faisons en sorte que le 13 février, , nous soyons des milliers dans les rues pour faire comprendre que nous voulons en finir une fois pour toutes avec les bâillons.

Il est temps, c’est notre temps. Participer et promouvoir les mobilisations.

défendons nos droits en les exerçant !

#DÉTACHEZ-VOUS !


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